Goggles

goggles


Élevée par un père absent et une mère violente, la jeune Hiroko a fini, petit à petit, par se renfermer complètement sur elle-même et se mure désormais dans un silence total. Son seul lien avec le monde extérieur : une paire de lunettes de motard ayant appartenu à son grand-père, qu’elle porte jour et nuit et refuse obstinément d’ôter. Recueillie provisoirement par une connaissance de ses parents, Hiroko cohabite dans son nouveau foyer avec Kôichi, un jeune chômeur nonchalant qui va devoir s’occuper d’elle…

Fiche série

Dessin : Tetsuya TOYODA
Nombre de tomes : VF : 1 | VO : 1
Editeurs :

  • VF : Ki-oon
  • VO : Kodansha

Prépublication : Gekkan Afternoon

Genre

  • Drame
  • Tranche de vie

Edition France

Avis

Grâce au concours organisé par Ki-oon, j’ai pu découvrir Goggles de Tetsuya Toyoda, un one-shot rassemblant six histoires très diversifiées, parfois légères ou drôles, parfois mélancoliques. Mais c’est vraiment une excellente lecture que l’on prend beaucoup de plaisir à découvrir. Dans toutes les histoires, les traits sont très délicats et simples. D’après la postface, il semblerait que des personnages apparaissent déjà dans son manga Undercurrent. Personnellement je ne connais pas du tout ses autres oeuvres mais je pense que j’irai jeter un oeil dessus...

Ce one-shot comprend six histoires :

Slider, publiée dans Afternoon en janvier 2008.
Cette histoire d’une cinquantaine de page met en scène Kohei, Koichi et Kenbo qui rencontrent le dieu de la misère qui apporte effectivement la misère à quiconque croise son regard. Kohei décide alors de l’amener chez son ancien patron qui a fait fortune malgré la crise financière.
Cette histoire est très légère et vraiment drôle. Elle critique aussi le monde du travail avec notamment ce patron qui s’est enrichi sur le dos de ses salariés...

Mr Bojangles, publié dans Afternoon en avril 2011.
Un détective est chargé de retrouver un vieil homme pour une jeune femme qui l’a connu lorsqu’elle était enfant et qui souhaite l’inviter à son mariage pour qu’il danse des claquettes. Au fil de son enquête, le détective retrace la vie du vieil homme.
Cette histoire est beaucoup plus mélancolique que la précédente et met l’accent sur le drame de la solitude. Je l’ai trouvé très touchante.

Goggles, publié dans Afternoon en septembre 2003.
Cette histoire donne aussi son titre à ce one-shot. On y retrouve Koichi, qui apparaissait déjà dans Slider. Il est toujours au chômage et est hébergé par Murata, un quarantenaire. Celui-ci le charge de s’occuper d’une fillette Hiroko, qui ne parle pas, ne veut pas quitter la chemise et les lunettes de motard de son grand-père, décédé dans un accident peu de temps auparavant. Koichi découvre peu à peu l’histoire de cette fillette rejetée et battue par sa mère. Peu à peu, il réussira à la faire parler.
Cette histoire est très mélancolique et ne peut pas laisser le lecteur insensible. Elle se termine néanmoins par une pointe d’optimiste. J’aurai bien aimé avoir une suite pour savoir ce qu’ils deviennent.
Son auteur a remporté le prestigieux prix Afternoon de Kodansha avec ce titre.

Nouvelles acquisitions à la bouquinerie Tsukinoya, publié dans le Hôsho Gekkan en janvier 2007.
Cette histoire est très courte, seulement 2 pages, mais elle est très légère sur une bouquiniste et un disquaire qui perdent leur cargaison... qui est de toute façon invendable...

Aller voir la mer, publié dans Afternoon en novembre 2012.
Dans ce préquelle de Goggles, nous retrouvons Hiroko et son grand-père qui passent ensemble un moment de complicité à la plage.
J’ai beaucoup apprécié cette histoire qui nous rappelle qu’il faut profiter du moindre petit moment de bonheur. Elle m’a bien touchée comme Goggles.

Tonkatsu, publié dans Afternoon en octobre 2012.
Chiaki Suwa, employé au service des investigations de la banque Natsume, est chargée d’aider un vieil homme, ancien employé de la banque, a retrouver un plat de Tonkatsu qu’il avait mangé dans un restaurant qui a fait faillite depuis longtemps. Elle l’accompagne donc dans plusieurs restaurants pour retrouver cette saveur perdue. Au delà de cette recherche, on trouve surtout les problèmes familiaux et le regret familial et professionnel.

A la fin du volume, une postface explique les circonstance de la création de chaque histoire.

Cette édition est de qualité, comme toujours dans la collection Lattitudes de Ki-oon.

Une lecture que je ne peux que vous inciter à découvrir si ce n’est pas déjà fait !

Rédigé par Sylvie.

Trailer du manga