Sentaï School

Sentaï School 1

A la Sentaï School, pas de grève des profs, pas de RTT, pas de récup’ pour journées pédagogiques...
C’est qu’à la Sentaï School on forme du super-héros, du dur, du vrai ! Alors pour les candidats potentiels, faudrait voir à bétonner la lettre de motivation et blinder le CV, et gare aux cancres..."

Comme un feuilleton américain, chaque histoire (de 16 à 20 pages) a une chute, mais elles se suivent et sont chronologiques. Les mêmes personnages évoluent au cours du temps et des aventures. La Sentaï School a été créée pour former des superhéros. Mais nos jeunes élèves ont des soucis plus qu’ordinaires, comme tous les élèves du monde...

Fiche série

Dessin : Philippe Cardona
Scénario : Florence Torta
Nombre de tomes : VF : 6
Editeurs : VF : Semic / Kami / Olydri

Genre

  • Parodie
  • Humour

Edition France

Avis

Sentaï School 3

Savez-vous ce qu’est un adulescent ? C’est un mot qui désigne les jeunes adultes qui n’arrivent pas à quitter le monde l’enfance. Ce sont eux qui achètent encore des peluches à trente ans passés, qui jouent aux jeux vidéo, qui regardent encore des dessins animés et qui vont retrouver Casimir dans les Gloubiboulga Nights. Des attardés pour certains, de simples rêveurs pour d’autres, si je vous en parle, c’est parce que Sentaï School est une BD pour adulescents.

Cette série met en scène des enfants qui seront plus tard de futurs héros de Sentaï (nom des séries comme Bioman au Japon). Ils ont comme professeurs de vieux personnages comme Spectreman. Bien sûr, c’est une parodie et elle fourmille de références au monde du dessin animé japonais, au comic-book américain et à toutes les séries animées ou non de notre jeunesse. Les jeunes personnages osent tout au grand désespoir des professeurs et surtout du proviseur qui me fait penser à Prunelle de Gaston Lagaffe tant ses colères sont à la limite de la crise de nerfs.

Il s’agit d’un global manga (manga réalisé par des Français) et les personnages sont en SD (Super Deformed) c’est-à-dire avec un petit corps et une grosse tête. L’humour est omniprésent et il faut s’y connaître pour bien apprécier toutes les références. Seul petit défaut, l’action est quelquefois confuse et l’on s’y perd parfois surtout quand il y a beaucoup de personnages.

Sentaï School demeure très agréable à lire et à relire afin de retrouver tous les personnages et les auteurs sont à féliciter car leur travail est de très haute qualité. Ils ont réussi à adapter l’humour japonais particulier dans un manga français, c’est assez rare pour le souligner.

Rédigé par Emmanuel en 2003.

A noter :
Initialement publiée en tant que fanzine en 1999, sa première édition en cinq volumes fut éditée entre 2003 et 2008 par Kami. La série fut interrompue par l'éditeur en 2009, et il aura fallu attendre plusieurs années pour que les auteurs en récupèrent les droits, pour pouvoir la relancer avec une campagne de Crowdfunding sur Ulule qui fut un succès. 

Evidemment je ne pouvais que soutenir cette campagne pour la réédition et mon petit nom est donc dans la liste des contributeurs à la fin des tomes.